ANGKOR WAT, LA RICHESSE D’UN HÉRITAGE

LA MAJESTUEUSE ET MYSTÉRIEUSE ANGKOR WAT.

Angkor Wat, la première fois, c’était en 2014.

“Magique”, “incroyable”, “sans voix”, c’est les mots que j’entendais lorsqu’on me la décrivait. La cité perdue des royaumes d’Angkor.

D’un côté, j’avais les échos des amis, et des gens dans les reportages à la télé qui en parlaient, la magnifiaient, et de l’autre les mots de ma mère qui résonnaient en me disant que visiter le Cambodge était imprudent, que le pays était dangereux, instable et impénétrable. C’était les souvenirs qu’elle gardait du pays, celui de sa naissance, là où sa famille avait tout construit et précipitamment tout perdu il y a 46 ans, le 17 avril 1975 précisément, à l’arrivée des Khmers rouges.

Longtemps, elle a gardé ses blessures qu’elle peine encore à cicatriser .

 

MON PREMIER VOYAGE AU CAMBODGE. L’APPRÉHENSION, LA CURIOSITÉ, LA FASCINATION.

Ce premier voyage au Cambodge, que je fais avec un ami franco cambodgien, était particulier. J’étais partagée entre les projections de ma mère et la découverte d’un nouveau pays, celui dans lequel elle a grandi, celui de mes racines aussi. J’étais curieuse de découvrir ces visages cambodgiens, on me parlait Khmer, j’étais l’une des leurs sans comprendre la langue.

Des sourires, des regards, la profondeur d’un échange sans même prononcer un mot. Une connexion que je n’avais jamais vécu auparavant. Moi qui me suis toujours pensée vietnamienne, j’avais comme le sentiment que je me révélais quelque part aussi cambodgienne, difficile de se définir quand on est déjà partagée entre sa dualité existante de française et asiatique.

Rien de ce que ma mère me racontait n’existait. Je n’avais pas peur, au contraire, je m’y sentais bien accueillie, surprise de la générosité, de la sincérité des cambodgiens à mon égard. Rassurée, connectée, et fascinée par leur gentillesse.

 

ANGKOR WAT, LA RICHESSE D’UN HÉRITAGE.

J’ai enfin découvert ces lieux magiques, des ruines millénaires cachés dans la jungle cambodgienne, ses visages énigmatiques taillées sur ces immenses pierres qui bâtissent les temples d’Angkor. J’étais curieuse, fascinée et intimidée. Par la beauté de sa grandeur et par la connexion de ce lieu qui me reliait à ma mère, à mes racines, à mon identité.

La découverte d’Angkor Wat, considérée comme la 8ème merveille du monde, me bouscule et me met une claque, une tornade d’émotions et de questionnements.

Comment ont ils pu bâtir un empire pareil, comment ce royaume a t-il pu être laissé à l’abandon, comment la richesse et la beauté de cet héritage a pu aussi être témoin de la violence sans pareille du génocide des Khmers rouges. Un parallèle entre mon admiration devant ces ruines millénaires et la souffrance qu’a vécu le peuple khmer, aux visages hantés par le passé.

Je reviens plusieurs fois au Cambodge, à Phnom Penh, Kampot, Kep, Battambang, Siem Reap, et dans ces temples d’Angkor. Et j’ai toujours cette même sensation, la même émotion. La dernière fois que j’y étais ,c’était en décembre 2019, pour l’un des plus grands évènements sportifs de la région, le semi marathon d’Angkor Wat. 

 

Pour rendre hommage à ce lieu et à la richesse de cet héritage, nous avons décidé avec Benjamin Pham d’en faire un nouvel épisode de notre projet audio Banh Mi sounds – « Collection villes d’Asie » .

 

Un voyage audio immersif de 8 min dans lequel nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir les temples d’Angkor, d’ explorer la magie des vestiges d’une des plus grandes puissances d’Asie.

J’ai écrit et je lis le texte , et lui compose la musique, réalise l’habillage sonore et illustre cet audio narratif avec ses magnifiques clichés.

 

Un troisième épisode de Banh Mi sounds, plus intime, plus personnel, un voyage à travers le temps et un récit qui trouvera peut être une résonance dans l’histoire de nos parents.

À travers ses photos, Benjamin a voulu retranscrire les différentes facettes d’Angkor, à la fois relique culturelle d’une civilisation, mais aussi un lieu de moments de vie, d’échanges et d’introspection. Un endroit particulier et anachronique où le temps s’arrête.

Les photos sont l’oeuvre de Benjamin PHAM, toute reproduction et diffusion sont interdites sans accord. Photo copyright Benjamin PHAM 2021.

 

Remerciements à Patrick Kersalé, qui nous a aimablement permis d’utiliser quelques audio extraites de ses vidéos de sa chaîne Tuk-tuk.tv pour finir l’habillage sonore. Il tient également un site web scientifique bilingue français-anglais dédié à la musique et à la danse ancienne du Cambodge, www.soundsofangkor.org

Réalisation du podcast, monteur, compositeur et photographe: Benjamin Pham @benji_pham

Texte et voix: Linda Nguon @lindanguon

Idée originale: Linda Nguon & Benjamin Pham

Angkor Wat, la richesse d’un héritage est notre troisième épisode de la collection Banh Mi sounds – Collection villes d’Asie. Venez découvrir les autres épisodes et villes d’Asie de cette collection.

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