C’est en 2025 que l’équipe Banh Mi découvre Tifanny Doche, jeune créatrice de mode française d’origine cambodgienne et fondatrice de la marque Revivre Studio. Participante de l’épisode du podcast #47 “Back to the Roots au Cambodge”, nous avons pu la rencontrer dans sa boutique-atelier à Phnom Penh pour parler de ses inspirations, et de son parcours en tant que femme entrepreneure au Cambodge.
Revivre c’est une marque qui nous parle car elle est un miroir de notre génération : une envie de renouer avec nos origines, et de l’honorer tout en ajoutant une touche de modernité et de créativité. Fondée post-covid au printemps 2022, la marque Revivre cherche à “faire revivre des histoires oubliées”. Tifanny s’inspire de son histoire, de sa culture et du vestiaire de ses parents.
Illustration : @dianakhaylim
“ le but c’était de faire revivre un peu tous ces petits détails de mode que mes parents ont eu dans le passé.”
Revivre est aussi une marque responsable : Tifanny donne une seconde vie aux stocks dormants de tissus cambodgiens tombés aux oubliettes dans les marchés et les usines.
Cœurs, fleurs et bombers : le vestiaire de Revivre Studio
Tenue personnalisée pour l’artiste Vannda en 2026
Lors de son pop-up parisien en février 2025 nous avons pu découvrir les pièces phares de la marque : bombers aux tissus irisés, pantalons à pinces et poches cœur, blousons en cuir et tops aux inspirations florales… Un vestiaire mixte mêlant harmonieusement modernité et culture cambodgienne, streetwear et costumes traditionnels, coupes féminines et oversize. Cet univers a inspiré le plus grand rappeur cambodgien de notre génération, Vannda, qui a été habillé par Revivre à plusieurs reprises. C’est avec beaucoup de curiosité qu’on a eu envie d’en savoir plus sur ses pièces et ses inspirations.
L’équipe Banh Mi :
Quelles sont les pièces phares de Revivre ?
Tifanny :
En ce moment, la pièce phare qu’on vend énormément, que ce soit en France ou au Cambodge, c’est notre Bomber Oun plus chéri. Ce Bomber vient d’une collection inspirée de mes parents et de leur vestiaire, mais surtout de mon père. C’est un peu une fashionista dans l’âme. Quand j’étais petite, j’adorais aller dans le dressing de mon père. Je voyais ses photos : il était un peu gangster avec ses bombers, un peu bad boy. Ce bomber est inspiré d’une de ces vestes qu’il avait quand il était plus jeune. Je l’ai retravaillé et je l’ai appelé Oun plus chéri parce que mes parents s’appellent comme ça à la maison. Oun, dans un couple, c’est quand l’homme appelle sa femme. Et chéri c’est parce que ma mère appelle mon père chéri. C’était un petit clin d’œil pour mon papa et au final c’est un bomber qui se vend énormément grâce à son tissu.
Ce tissu, on le trouve dans nos marchés ici au Cambodge. Il provient de déstockages d’usines. La spécificité de ce tissu, c’est qu’il est un peu bicolore. Quand je l’expose au soleil il peut changer de couleur, il y a un petit reflet un peu doré, un peu rouge, un peu bleu, et ça c’est spécial. C’est un bomber qui est assez classique, un peu oversize mais c’est ce tissu qui donne ce côté un peu unique.
Illustration : @dianakhaylim Photo : Revivre Studio
L’équipe Banh Mi
Pourquoi ce cœur qui est souvent présent sur tes pièces ?
Illustration : @dianakhaylim
Tifanny :
Déjà parce que Revivre a été fondé sur l’amour. L’amour de la mode bien évidemment, mais aussi l’amour du rap, et l’amour en général. J’adore le rap. Pour moi, le rap c’est vraiment une forme de poésie et j’adore le rap français Le style de Revivre, c’est le streetwear, mais romantique.
Pour moi, les rappeurs c’est des grands poètes, des grands romantiques. C’est juste qu’ils se cachent avec leurs gros colliers dorés. *rires* Mais pour moi c’est vraiment des gros doudous quoi.
Et donc, le cœur, je le fais sous toutes les formes. Je le travaille sur des vestes, sur des pantalons. Le détail des cœurs sur les fesses, je le mets autant sur des pantalons pour femme que pour homme.
Photo : Revivre Studio
L’équipe Banh Mi :
Tu as sorti un tee-shirt qui s’appelle Kon Kat, quelle est l’histoire de ce tee–shirt et de cette expression ?
Photo : Revivre Studio
Tifanny :
Je suis cambodgienne, chinoise, mais je suis née en France et j’ai toujours vécu en France. Tous les gens un peu mixtes au Cambodge sont appelés kon kat. C’était aussi une petite blague parce que presque tout le monde est un peu “kon kat”.
Il y a beaucoup de mixité (au Cambodge) que ce soit par la Chine ou par le Vietnam. J’en parlais aussi avec des personnes qui ne sont pas asiatiques, mais qui ont d’autres origines. Au Cambodge, les gens les appellent aussi les kon kat.
J’ai décidé d’en faire un tee shirt pour justement dire qu’il y a beaucoup de gens qui font partie de ce club d’enfants mixtes. *rires* J’ai aussi eu des Français qui l’ont acheté. C’est parce qu’ils connaissent la signification, parce qu’ils vivent au Cambodge, ce sont des expats, des touristes et du coup ils le prennent.
L‘équipe Banh Mi :
Comment peut-on comparer le rapport à la mode au Cambodge et à la France ? Pour quelqu’un qui ne s’y connaît pas forcément en mode ?
Tifanny :
Ce qu’il y a beaucoup au Cambodge, c’est le sur-mesure. C’est quelque chose qui est très présent par rapport au marché du mariage, des évènements ou même des anniversaires.
Les Cambodgiens prennent aussi beaucoup l’exemple sur nos pays voisins comme le Vietnam. En ce moment, il y a une montée de designers mode et une communauté mode au Vietnam incroyable, en termes de DA, de marketing, et de produits. Ils font des vêtements designers créateurs pour vraiment pas cher et avec des concurrents comme ça, il faut qu’on s’adapte. On veut vraiment montrer aux locaux que nous aussi on peut faire ça au Cambodge.
L’équipe Banh Mi :
Il y a aussi une inspiration de la mode coréenne. Quelles sont les particularités de la mode cambodgienne par rapport à la mode vietnamienne et coréenne ?
Tifanny :
Même si on a notre façon de faire, on suit un peu les tendances de chaque pays.
Les Vietnamiens, ils ont vraiment leur ADN propre. Ils ont beaucoup de silhouettes avec de longues jambes, des mini-jupes, des corsets… Donc une taille bien serrée et vraiment sexy, mais mélangée avec du streetwear. Il y a beaucoup de denim par exemple.
Les Coréens, c’est par rapport à la musique. Je pense qu’on connait tous la K-pop et c’est un mouvement qui est très très présent au Cambodge. Les Cambodgiens adorent la K-pop. Il y a même des compétitions de danse, ils reproduisent les chorégraphies de la musique coréenne. Mais au final, en Corée, les stylistes des idols coréennes commencent aussi à acheter chez des créateurs vietnamiens.
Donc maintenant, au Cambodge, qu’est ce qui peut nous différencier de ces pays ?
L’équipe Banh Mi :
Justement, quels éléments de la culture khmère retrouve-t-on dans le style Cambodgien ?
Photo : Revivre Studio
Tifanny :
Le Cambodge est très fier de son pays. Justement, quand je fais du sur-mesure, j’aime avoir cette petite touche khmère. Et nous, ce qu’on fait le plus, c’est la fleur nationale : le romdoul. C’est une fleur qu’on peut vraiment décliner sur des bijoux, des bagues, sur des robes aussi, avec des fleurs en tissu qui représentent cette fleur.
On a aussi le sbay. Le sbay c’est une tenue traditionnelle qui est très présente dans l’Asie du sud-est.C’est un dérivé du sari parce qu’on a connu l’hindouisme. Donc toutes ces tenues asymétriques sur un côté c’est un dérivé de la tenue traditionnelle indienne. On l’a adapté à chaque culture quoi.
Donc on a tous ces petits détails là que les cambodgiens adorent représenter, même chez les hommes, que ce soit soit par le motif du tissu, ou une petite broche en forme de fleur.
Sbay modernisé
L’équipe Banh Mi :
Quels créateur.ice.s t’inspirent que ce soit dans leur façon de faire ou dans leur style ?
Tifanny :
Je suis beaucoup inspirée par les japonais. J’adore Comme des Garçons de Rei Kawabuko, Yohji Yamamoto ou les coupes de Maison Margiela. En fait, ils ont tous un point commun : ils sont Anti-fashion, ils sont contre les tendances et la société en général, anticonformistes. Je me retrouve dans ce qu’ils font et ce qu’ils représentent.
Être une femme entrepreuneure au Cambodge :
Au-delà de ses pièces, nous avons étés inspirés par le parcours de Tifanny, de ses débuts en école de mode parisienne à son déménagement au Cambodge seule il y a maintenant 5 ans. En plus d’avoir créé sa marque à Phnom Penh, elle gère le concept-store de Revivre. Sa boutique met en lumière des marques de vêtements, de bijoux ou encore de beauté. Toutes ont un point commun : la revalorisation de la culture et du savoir-faire cambodgiens.
À l’étage de la boutique se trouve son atelier, où les couturières cambodgiennes réalisent les pièces, parfois sur-mesure, avec dédication.
Avec sa marque et son concept-store, Tifanny a plusieurs objectifs : pouvoir collaborer de la meilleure des manières avec les artisans cambodgiens, et créer une communauté avec les nouveaux designers cambodgiens. C’est dans sa boutique qu’elle nous a confié son parcours, les challenges auxquels elle a dû faire face et son rapport à l’entreprenariat au Cambodge.
Revivre Concept Store – Phnom Penh
L’équipe Banh Mi :
Qu’est ce que c’est d’être une femme entrepreneure dans un milieu qui n’est pas forcément facile, et qui est assez compétitif, surtout au Cambodge ?
Tifanny :
Je suis sur ma troisième/quatrième année d’entreprenariat et ça n’a jamais été facile.
En dehors d’être une femme, c’est vraiment quelque chose qui est difficile. J’ai un peu sous-estimé la chose parce que je pensais que j’allais juste être une fashion designer qui allait dessiner toute la journée, créer, etc.
Alors qu’au final, c’est plus que ça. C’était plus les finances, c’était plus le marketing, c’était plus contrôler les stocks, faire les prix. J’ai eu plusieurs casquettes en ouvrant la marque et c’était super intéressant. Emotionnellement parlant, c’est beaucoup de tâches parce que j’ai pas du tout appris à être une cheffe d’entreprise, ou à faire des business plan. J’ai dû apprendre sur le tas.
Et je dirais qu’être designer au Cambodge c’est très “petit”: c’est-à-dire qu’on n’a pas vraiment non plus toute la population. On n’a pas vraiment de Cambodgien “moyen” en termes d’économie. C’est soit les ultra riches qui achètent chez nous ou soit la classe moyenne qui commence à arriver, mais c’est encore minime. On fait des pièces créateurs, donc il faut que ce soit abordable, mais qu’on y gagne quelque chose. Il faut s’adapter aux classes sociales, à l’économie de chacun et au style de chacun.
Revivre Concept Store – Phnom Penh
L’équipe Banh Mi :
Tu sens qu’il y a de plus en plus au Cambodge des entrepreneures femmes qui se lancent, qui osent, qui prennent leur place ? Est-ce que tu sens qu’il y a comme un blocage par un système patriarcal ? Ou au contraire, est-ce qu’il y a plus de liberté ?
Tifanny :
Dans la mode en général, les hommes sont toujours directeurs artistiques. On voit très peu de femmes mises en avant, même dans les grandes maisons de luxe. Et au Cambodge, c’est un peu pareil.
D’un point de vue traditionnel cambodgien mon métier n’est pas un métier. C’est juste une passion. Je dessine des vêtements. Je suis pas encore prise au sérieux par certains membres de ma famille parce que justement pour eux la mode c’est pas vraiment un métier quoi. Peut-être que les femmes ici ont cette crainte d’entreprendre parce que les familles au Cambodge veulent plus entreprendre pour gagner de l’argent rapidement. L’industrie de la mode ne rapporte pas de l’argent rapidement.
Mais là, je commence à voir de plus en plus de femmes entreprendre. Par exemple, je suis allée faire un jury dans une école de mode. C’est un jury où il y a plusieurs professionnels de la mode qui viennent juger les élèves, leur donner des conseils, etc. Et il y avait des femmes qui sortaient du lot parce qu’elles avaient déjà leur business plan. Elles comprenaient déjà leurs cibles, leurs prix, leurs moyens de communication etc.
Ici on a cet esprit d’entrepreneuriat qui est incroyable. Tout le monde veut essayer, ils n’ont pas peur en fait. J’ai l’impression qu’ils ont moins peur que moi parce qu’ils ne sont pas du tout stressés, ils se disent “ok, on va y aller, on essaye”. Et au final ils peuvent toujours rebondir et entreprendre dans un autre business.
Et je pense que justement les femmes devraient encore plus se pousser vers le haut par rapport à ça. à côté il y a une pression où la femme doit se marier, trouver un mari et c’est encore assez présent au Cambodge. Mais ça évoluera dans le temps, on ne pourra pas changer les mentalités des personnes âgées parce que c’est comme ça. C’est leur génération, il faut juste la respecter.
L’équipe Banh Mi
Pourquoi tu penses que c’est plus difficile de se lancer dans l’entrepreneuriat en France qu’ au Cambodge ?
L’investissement n’aurait pas été le même en France avec toutes les charges c’est sûr. Et je pense aussi que le monde de la mode en France est saturé. ça ne faisait pas sens pour moi d’ouvrir en France parce qu’il y a tellement de jeunes créateurs qui essayent d’ouvrir leur marque. À Paris, il y a une grosse pression face à la mode. C’est qui fera la pièce la plus incroyable, même si elle est pas portable, mais au moins sur les réseaux sociaux, faut que ça brille.Qui sera le plus fort en terme de marketing, en terme de waouh… Qui va sortir du lot quoi.
Au contraire au Cambodge, tu apportes quelque chose qui vient du pays, de tes origines, avec un savoir-faire qui vient de là aussi, en travaillant tous les jours avec tes designers.
L’équipe banh Mi
Justement ça crée une différence d’avoir des pièces qui viennent du Cambodge plutôt que de créer à Paris en s’inspirant du Cambodge ?
Tifanny
Et bien c’est pour ça que j’ai décidé d’ouvrir au Cambodge parce que je me posais la question avant. J’avais une autre marque qui s’appelait Lim Sok et c’était vraiment sur la culture khmère, le bouddhisme, etc. J’essayais de la faire en France mais je n’arrivais pas à trouver cette connexion qui allait me faire dire “ok, je vais me lancer à 100 % dessus”.
Quand je suis partie au Cambodge je me suis dit qu’au final, créer de l’emploi au Cambodge, produire au Cambodge, ça faisait plus sens pour ma marque. C’est ce qui allait apporter de la valeur à mon travail. C’était mon but premier de pouvoir payer des Cambodgiens pour faire de la mode. Je fais vraiment une action un peu plus forte qui est de comprendre comment les Cambodgiens fonctionnent et travaillent pour pouvoir ensuite représenter le pays en France.
L’atelier de Revivre Studio
L’équipe Banh Mi
Est -ce que tu sens qu’il y a un soutien des femmes entre elles à s’élever ou au contraire qu’il y a de la résistance, du conflit ou de la compétition?
Tifanny
C’est très solitaire. J’ai l’impression d’être entourée de beaucoup de femmes, mais pas forcément. Finalement, je n’ai pas ressenti autant de soutien féminin que ça. Évidemment, j’ai mes amies proches que j’adore et qui me supportent vraiment. Mais entre femmes entrepreneures dans le même métier, forcément, des fois ça colle pas. c’est-à-dire que ça ne se supporte pas, ça fait des coups dans le dos. C’est triste mais c’est réel.
En soutien, j’ai Kaliane qui est dans la boutique avec les bijoux. J’ai déjà travaillé avec Adana Concept. Ce sont des femmes avec qui j’adore travailler parce qu’on partage le mindset. Mais c’est vrai que la plupart du temps ce n’est pas comme ça quoi.
J’aimerai bien faire des talks, accueillir des personnes chez Revivre, entre femmes, et parler de nos problèmes etc.
Photo : Revivre Studio
L’équipe Banh Mi
Tu étais à Paris en février 2025. Comment s’est passé ce premier pop-up ?
C’était incroyable, j’avais vraiment beaucoup de stress parce que ça faisait quatre ans que je ne faisais plus de networking à Paris. Je me suis dit : “est-ce que les gens vont vraiment venir ? Est-ce-que ça va se vendre ?”
Et en fait, en parlant avec les gens, c’était incroyable. J’ai introduit une marque cambodgienne en France et c’est un accomplissement de pouvoir se dire : “Oui, je produis au Cambodge, je suis made in Cambodia.” Une fierté incroyable. Et il y avait vraiment beaucoup de monde. C’était la folie. Ce qui m’a étonné, c’est que les gens m’ont fait confiance. Ils ne me connaissaient pas et au final, ils ont quand même acheté les pièces. Je me suis dit c’est ça qui fait aussi la force de la France. Ils sont ouverts à d’autres marques que la fast-fashion. Au final, il y a vraiment un enjeu à me connecter avec la France, parce que c’est mon pays. Je suis née en France et très fière d’être française.
Tifanny derrière Revivre :
On avait envie de finir cette discussion enrichissante par quelques mots plus personnels de Tifanny. Car chez Banh Mi on a toujours aimé s’inspirer des parcours créatifs des autres !
Photo : Revivre Studio
L’équipe Banh Mi :
Qu’est ce que tu donnerais comme conseil à la toi enfant, pour vivre de ta passion ?
Tifanny
Concentre-toi sur ce que tu fais maintenant, ne lâche pas.
J’ai jamais lâché, je voulais faire ça depuis mes douze ans. Et en fait, c’est grâce à ma mère. C’est elle qui m’a acheté un kit de dessin de mode quand j’avais douze ans.
Mes parents n’étaient pas forcément contents de cette décision, mais quand j’ai décidé de faire mon bac en arts appliqués, c’était “trop tard”. Si je m’engageais dans ce bac, il n’y avait plus de retour en arrière. Je me suis spécialisé dans différents domaines d’art et à la fin, j’ai choisi la mode.
L’équipe Banh Mi :
Quels mots te viennent à l’esprit quand tu pense à une femme cambodgienne ?
Tifanny
Gros caractère dans le bon sens du terme. Entreprenantes, pour sûr. Fières aussi. Fières de tout : de la culture, d’être femme. Beaucoup de femmes khmères que j’ai rencontrées étaient vraiment fières.
L’équipe Banh Mi :
Quelles sont tes futures actualités? Feras-tu un prochain pop-up store à Paris ?
Tifanny
D’ici cette année, normalement on aura au total sept points de vente un peu partout dans le monde et au Cambodge. On va pouvoir lancer Revivre en France officiellement.
On a beaucoup travaillé pour ça. Le premier pop-up à Paris, c’était pour tester la clientèle française. Et les résultats ont été positifs. Du coup on s’est dit autant avoir une branche française disponible.
L’équipe Banh Mi
Est-ce que tu as un dernier conseil à partager au regard de ton expérience ?
Tifanny
Avoir confiance en soi. Il n’y a que toi qui pourra décider de chaque chose que tu voudras entreprendre dans ta vie.
J’ai failli lâcher Revivre parce que justement j’avais un manque de confiance en moi, en mes capacités. Est-ce que je peux être chef d’entreprise ? Est-ce que je peux avoir une team ? Est-ce que je suis faite pour ça ?
La réponse c’est qu’il ne faut vraiment pas lâcher. Il faut tester. Moi je me sens privilégiée parce que si j’en peux plus, je sais que j’ai encore ma famille en France. Donc au final, je dis qu’il faut toujours tenter, au moins j’aurais essayé.
Retrouvez l’univers de Revivre Studio
Sur instagram : revivrestudio
Sur leur site internet : https://revivrestudio.com/
Dans leur boutique cambodgienne : house, 7 St 440, Phnom Penh 12305, Cambodge
Et à paris lors de leur pop-up store : du samedi 4 au lundi 6 juillet – 13 rue de Saintonge, Paris
Une interview produite par Linda Nguon et Diana Khay Lim, illustré par Diana Khay Lim
Photographies de mode : Revivre Studio ©
Relecture : Marion S.
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